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    Lorsque j'ai commencé mon baccalauréat en Études Internationales, je m'imaginais devenir ambassadrice dans un pays comme la Thaïlande ou le Brésil! Puis, mes aspirations ont lentement changé. Lorsque j'ai gradué, je désirais alors enseigner la science politique à l'Université. J'ai donc, sans hésiter, poursuivi mes études à la maîtrise, toujours en Études Internationales. J'ai entamé ce programme avec beaucoup de motivation. Les relations internationales m'ont toujours passionnée, qu'il soit question de droit, de politique ou d'économie. Après avoir terminé mes crédits de cours, j'ai dû m'enfermer pendant plus d'un an pour finalement produire un mémoire sur les problématiques environnementales au niveau international. J'étais épuisée. Du coup, l'idée de poursuivre mes études au doctorat a été mise de coté. Après avoir passé deux années intenses à lire, analyser, réfléchir, rédiger, etc., j'avais maintenant besoin de concret. Je me suis donc mise à la recherche d'un emploi. Les démarches ont été difficiles. Je faisais parvenir mon curriculum à diverses organisations et compagnies, à tout ce qui s'offrait, avec une grande ouverture d'esprit, sans fermer aucune porte et sans me restreindre aux uniques postes qui correspondaient à mon idéal. J'ai cherché un emploi pendant plusieurs mois, sans succès. Finalement, devant les échecs qui s'accumulaient, j'ai décidé de postuler sur un stage à l'étranger offert en collaboration par la Fédération de la jeunesse canadienne francophone (FJCF) et le Conseil international des organisations de jeunes de la Francophonie (CIJEF). J'appliquais sans avoir de grandes attentes puisque d'une part, ce stage me semblait si inaccessible et d'autre part, parce que je n'avais pas beaucoup de succès ces derniers temps dans mes recherches.

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    Tout s'est passé extrêmement rapidement! Je passais une entrevue téléphonique le mercredi et le jour suivant, on m'apprenait que j'avais été sélectionnée pour partir à l'île Maurice dans un peu plus de deux semaines pour travailler au sein d'une organisation non gouvernementale de protection des droits humains, Amnesty International. Cette nouvelle fut un réel choc. J'étais très excitée mais évidemment, j'avais mes craintes. N'ayant jamais travaillé dans mon domaine (à ce moment là, je faisais de la suppléance en français dans une école de formation pour adultes), je ne savais pas si j'allais être à la hauteur. J'avais un manque de confiance en moi et je craignais de ne pas pouvoir remplir mes nouvelles fonctions de manière adéquate. Aussi, c'était la première fois que je quittais mon pays. J'avais déjà voyagé en tant que touriste mais là, je partais pour l'Afrique, seule. Je me lançais vers l'inconnu. Donc voilà, le 15 décembre 2007, j'ai quitté le pays avec une très lourde valise et la tête remplie d'appréhension, de questions et de rêves.

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    Quelques jours après mon arrivée (après le décalage, la fatigue et le stress passés), toutes mes craintes se sont assoupies. Le directeur de la section mauricienne d'Amnesty International a eu une confiance instantanée en moi et m'a conséquemment donné plusieurs tâches diverses des plus intéressantes et stimulantes. Chaque jour apportait de nouveaux défis à surmonter et, bien sûr, cela m'effrayait mais également me motivait au plus haut point. J'ai donc mis sur pied le site Internet et le journal mensuel de l'organisation, coordonné l'action des membres au sein de différents groupes afin qu'ils réalisent des projets et mènent des campagnes de défense de droits de l'homme, assisté les jeunes dans leur club à l'école afin qu'ils mettent sur pied des activités de sensibilisation, fait des conférences dans les collèges, donné un cours de droit international aux membres de l'organisation, effectué des recherches sur certaines problématiques touchant les droits de l'homme dans le monde, etc. Trois mois plus tard, j'ai réalisé que j'avais été capable d'accomplir toutes mes fonctions avec succès. Non seulement on m'a donné la chance de faire mes preuves en me confiant de grandes responsabilités et en me donnant beaucoup d'autonomie dans la réalisation de celles-ci, mais on m'a également permis de finalement m'accomplir au niveau professionnel. J'ai travaillé très dur mais ce fut extrêmement valorisant.

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    Cette expérience a complètement changé ma vie. Tout d'abord, elle m'a guidé dans mes aspirations professionnelles à savoir ce que je désirais réellement faire comme travail. De plus, dans deux semaines, je quitterai à nouveau le Canada pour l'île Maurice. Cette fois-ci, j'ai obtenu un contrat d'une année afin de faire de la formation, de l'éducation aux droits humains dans le pays. Aujourd'hui, même si ce poste implique encore de nouveaux défis et est différent de ce que j'ai fait lors de mon stage, je m'aventure dans cette expérience beaucoup plus confiante. Au-delà de tout, ce que ce stage m'a permis d'acquérir c'est de la confiance en moi au niveau professionnel!


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    PASSERELLES... Une dizaine de jeunes de différents pays lancent un nouveau projet : créer un journal international qui soit à la fois un espace de réflexion et d'échange entre les jeunes du monde entier, et le miroir des initiatives et projets entrepris par la jeunesse de chaque pays. Le but ? Montrer que la richesse se trouve dans les échanges interculturels, dans le partage d'expériences et dans la confrontation des opinions. C'est aussi pour ça que Passerelles attache une importance toute particulière aux initiatives de médias jeunes qui sont, selon elle, un outil majeur dans la construction d'une citoyenneté et d'une démocratie mondiales.

    Pour plus d'informations, visitez la rubrique PASSERELLES

    Mohamed Salem


    Responsable du Secrétariat du CIJEF

    Courriel mohamed.salem@gnb.ca


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