• CULTURE d'EUROPE

    Les tabous en scène

     

     

    Cristian Mungiu, jeune réalisateur roumain, n'hésite pas à aborder des sujets qui fâchent. Retour sur son parcours. « Il semble enfin qu'on n'ait plus besoin de gros budgets et de grandes stars pour faire une histoire que tout le monde écoutera », a commenté Cristian Mungiu le jeune réalisateur roumain qui a remporté la Palme d'or cette année. Cristian Mungiu est l'un des réalisateurs du mouvement« P o s t - décembre » les plus ambitieux. Ce mouvement s'est développé durant la période après la chute du régime Ceausescu le 21 décembre 1989. Il a travaillé avec Radu Milhaileau dans Train de vie et avec Bertrand Tavernier sur l'opus Capitaine Conan. Son premier oeuvre, Occident, applaudie dans les festivals de Thessalonique et Sofia raconte une histoire d'amour en triptyque. En 2005, Cristian Mungiu est le réalisateur de la partie roumaine de Cost and Gound, une série de courts-métrages dévoilant ce qu'est la vie en Europe de l'Est de nos jours. Son dernier succès 4 mois, 3 semaines et 2 jours, obtient la Palme d'or lors de l'édition 2007 du Festival de Cannes. Le film 4 mois, 3 semaines et 2 jours qui raconte l'avortement clandestin d'une étudiante de 22 ans dans une chambre d'hôtel d'une petite ville de la Roumanie de Ceausescu est le reflet de la vie quotidienne sous le régime communiste. C'est un film qui raconte des conséquences subtiles et parfois invisibles d'un régime qui a beaucoup limité les choix personnels et qui détermine les gens à réfléchir sur le monde.
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    Marinela Tane

     


    Pas Solo, le Mano

     

     

    Artiste français au parcours engagé dans deux causes : briser les tabous lié au Sida et améliorer les conditions de vie des enfants malgaches. Fils du caricaturiste Cabu et d'une journaliste militant pour l'écologie, le jeune Emmanuel se tourne ado vers le dessin et l'écriture. Il monte ainsi un fanzine baptisé « La Marmaille Nue » et signe quelques toiles qui seront exposées jusque New York. Manu – qui deviendra Mano – s ‘essaie également à la guitare au sein du groupe punk Les Chihuahuas. Ses membres l'encouragent gentiment à démarrer une carrière solo. Ni une, ni deux, Mano sort en 1993 son premier album intitulé... « La Marmaille Nue ». Il y évoque dans des textes crûs sa maladie – il est séropositif – et annonce sur scène qu'il a le Sida. Il exprime ses angoisses intérieures, écrit sur l'amour et la drogue mais dérange l'opinion publique. Mano Solo trouve finalement le moyen de cicatriser les plaies intérieures et de croire en des lendemains possibles (« Et je taille ma route / Plus rien ne me dégoûte »). Finis les larmes, le dégoût et la haine, place à l'optimisme d'une nouvelle vie (« Chaque fin est d'un nouveau lendemain qu'il faut aimer »). Comme pour conjurer le sort et l'avis des médecins, il produit quatre albums entre 1997 et 2002, où il mêle les influences d'hier et d'aujourd'hui : ambiances jazz et rock, envolées salsa ou ska, couleurs tziganes qui virent à l'africaine et en 2002, soutien à l'éducation des enfants malgaches pour lesquels il a donné un concert en mars 2006, au Bataclan. Ce soutien se traduit par la création de l'association Fazasoma Malgache. Puis d'autres projets vont suivre : la construction d'un centre de santé pour malades mentaux et d'une annexe de la maison Fazasoma pour accueillir les femmes seules avec enfants. Elles y reçoivent une aide pour monter leur commerce et recommencer à acquérir une autonomie. Aujourd'hui : la maison Fazasoma accueille 37 enfants logés, nourris, blanchis.
     

     

    Hana Harit
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